- Main Activity(Français) [2008-06-10]
- Background Rationale(Français) [2008-06-03]
06/10: Main Activity(Français)
Le Forum Radio du G8 2008
Les exemples ci-dessus permettent de mieux comprendre la mission des médias citoyens, à savoir la création d’un contre-pouvoir crédible face aux informations des médias de masse mais aussi d’offrir à chaque citoyen la possibilité d’exprimer sa propre opinion. De ce point de vue, les radios communautaires sont l’un des outils privilégiés pour donner la parole à la société civile. Pour assurer cette activité, AMARC Japan organise Forum Radio du G8 2008 durant 10 jours, du 30 juin au 9 juillet. Une vingtaine de radios-activistes venant de différentes régions du globe débattrons du sommet officiel lors du Sommet Alternatif du G8, du Sommet des peuples indigènes, mais aussi par des manifestation, réunions etc. D’autres évenements imprévisibles seront également organisés, comme l’Armée des Clowns défilant en Allemagne en 2007 attirant l’attention des manifestants. Les programmes radios produits lors du Sommet seront diffusés par des radios communautaires locales d’Hokkaido mais aussi par d’autres stations alternatives au Japon. Une page web sera ouverte afin que les personnes du monde entier puissent avoir accès à toutes les informations produites par le Forum, des fichiers audios mais aussi leur transcription seront offert au téléchargement. La radio sera aussi diffusé en direct par streaming, grâce à ce système, plus de 3000 radio communautaires de part le monde pourront de télécharger et diffuser des fichiers audio discutant du sommet du G8 qui seront traduits en différentes langues.
Grace au premier centre de coordination de media alternatif au Japon et ce Forum Radio, AMARC Japan veut démontrer l’activisme réel des médias alternatifs au Japon, donnant voix aux revendications de la société civile japonaise.
Les vices cachés du sommet du G8
Le Japon va accueillir le prochain sommet du G8 du 7 au 9 juin 2008 dans le complexe hôtelier de Toya, sur l’ile d’Hokkaido dans le Nord du Japon. Les principaux sujets abordés durant cette réunion informelle seront les problèmes liés à l’économie mondiale, le changement climatique et le développement économique des pays du Sud et notamment de l’Afrique . Seulement il faut rappeller que les pays qui participent à ce sommet représentent environ 65% du Produit Intérieur Brut mondial, alors qu’ils ne représentent que 14% de la population mondiale. Or leurs décisions ont une influence majeure (et le plus souvent néfaste) sur le reste du monde. A partir de là, plusieurs critiques envers le Sommet du G8 ont été émises par les mouvements alternatifs : les pays membres sont responsables de la pauvreté en Afrique à cause des politiques de la dette qui laissent ce continent dans le sous-développement, les pays du G8 sont responsables du changement climatique en y représentant l’immense majorité des émissions de gaz à effet de serre, enfin le problème du SIDA ne peut être résolu tant que les puissances du G8 aideront les corporations pharmaceutiques à garder une main mise sur les droits de production de médicaments antirétroviraux dont le prix est hors d’atteinte pour la plupart des malades.
Face à ces problèmes, la société civile s’est progressivement mobilisée. Désormais les sommets du G8 sont souvent synonymes de manifestations massives, cet activisme va jusqu’à remettre en cause la légitimité même de ces sommets. Lors du 31e Sommet de Gleneagles en 2005, entre 175 000 et 250 000 personnes ont défilés dans les rues d’Edinbourg dans le cadre de la campagne Make Poverty History, appelant à une meilleure répartition des richesses, une abolition de la dette des pays du sud et un accroissement de l’aide au développement. Pendant le Sommet de Heiligendamm en 2007, l’action de la société civile s’est développée autour de la mise en place d’un nombre impressionnant de forums et manifestations alternatives rassemblant de 25 000 à 80 000 participants.
Le rôle des medias citoyens durant les sommets internationaux
Depuis quelques années, les médias indépendants ont pris de plus en plus d’importance lors de ces événements politiques de premier plan. Comme par exemple lors de la conférence de l’OMC tenue à Hong Kong en 2005, où une forte présence de médias alternatifs a permis de commenter les manifestations et la répression brutale de la police chinoise, militant pour les droits des manifestants incarcérés.
Rassemblant plus de 3000 radios communautaires dans 110 pays, le réseau AMARC joue un rôle crucial dans l’activisme des médias citoyens. En 2007, lors du sommet du G8 en Allemagne, l’AMARC a mis en place un forum en coopération avec l’Association Allemande des Radios Libres : 50 activistes de 20 pays différents ont diffusé un message alternatif fort, qui contrastait avec celui des médias classiques. Le cas allemand montre que la couverture du sommet pas les médias de masse, qui se complaisent dans l’information donnée par les délégations officielles, laisse complètement de coté la critique constructive et les événements parallèles au sommet. Se concentrant sur la violence des Black Blocks, les manifestations ont été décrites de manière extrêmement négative. Les membres du Forum de l’AMARC ont alors essayé de diffuser des informations issues des conférences de presse du Sommet alternatifs du G8 et de collecter des informations auprès de témoins directs afin de dresser un tableau moins partial des événements.
Concernant les Black Blocks par exemple, les membres de l’ARMAC ont démontré que les comportements violents de certains manifestants ont été provoqué par l’intimidation d’officiers de polices (part leur équipement anti-émeute par exemple), l’organisation à alors essayé d’expliquer ce phénomène en analysant le contexte social spécifique des manifestations.
1 Pour plus d’information, Jenilee Guebert : “Plans for the Hokkaido Toyako Summit”, Gourpe de Recherche du G8, 15 mai 2008 : http://www.g8.utoronto.ca/evaluations/2008hokkaido/2008plan/2008plan.html (consulté le 23 mai 2008, en anglais)